Les artistes / Alain Wodrascka

Alain Wodrascka

Alain Wodrascka

Alain Wodrascka est un artiste au sens plein du terme. Auteur-compositeur-interprète par vocation, il consacre néanmoins une grande partie de sa vie à l’écriture d’une trentaine d’ouvrages sur les chanteurs qu’il affectionne. Cette "expérience" concluante le hissera au rang de biographe de référence en matière de chanson française.

S'il naît au c½ur de la Cité Phocéenne en 1969, Alain grandit à Deuil-la-Barre, dans le Val d’Oise, au sein d’une famille bourgeoise et mélomane. Originaire de Prague, son père, un trompettiste de jazz qui délaissera son instrument pour évoluer dans le monde des affaires, faisant ainsi voyager sa famille à travers l’Europe, lui transmettra l’amour de la musique. Quant à sa branche maternelle, marquée par son grand-père Charles Rostaing, un éminent linguiste - notamment auteur du célèbre "Que sais-je ?" sur les noms de lieux, elle lui léguera le goût des mots.

Dès sa plus tendre enfance, Alain se découvre une passion pour la chanson grâce aux vinyles de Marie Laforêt, Hugues Aufray, puis ceux de France Gall et Michel Berger qu’il écoute sans modération. A la maison, animé par la "rock attitude", son frère aîné diffuse à satiété les disques des Beatles ou des Stones qui ne tomberont pas dans l’oreille d’un sourd, tandis que sa s½ur, Christine Wodrascka, férue de piano, se destine à une carrière dans le jazz contemporain.

A la fin des années 1970, Alain séjourne en Suisse où il est inscrit dans un collège religieux. Là, pour tromper sa solitude et son ennui, il se noie dans la poésie des maudits (Rimbaud, Verlaine, Baudelaire…), s’imprègne des chansons d’auteur (Brassens, Barbara, Renaud…), apprend la guitare en autodidacte, et compose ses premières "½uvres" aux parfums préadolescents. Au cours de cette période, la chanteuse Anne Sylvestre l’encourage et l’incite à persévérer dans sa "voix".

Au début des années 1980, revenu en région parisienne, il s’entoure d’amis écrivains, dramaturges et essayistes en herbe, grâce auxquels il apprend l’art de l’écriture, tout en découvrant Claude Nougaro qui incarne à ses yeux la poésie moderne dans sa dimension musicale et rythmée.

A 18 ans, il franchit l’étape du feu en se produisant seul à la guitare dans les cafés-théâtres parisiens légendaires tels que la Tanière, le Port du Salut ou Le Tire-Bouchon. Son activité artistique débordante l’amène à reléguer ses études au second plan, mais ses prouesses en français lui permettent toutefois de ne pas être évincé du lycée. A cette époque, il assure les premières parties de Karim Kacel, Alex Metayer, Nazaré Pereira, Gilbert Laffaille, Edith Butler..., chante partout où on le demande et même sur la fameuse scène du Printemps de Bourges.
"Si Rimbaud chantait de nos jours, peut-être aurait-il le costume, les lunettes noires et l’allure fiévreuse d’Alain Wodrascka. Sa passion pour Barbara l’a amené à de longues conversations nocturnes avec la dame brune ; de ces mots échangés sont nées des mélodies qui font frissonner, des chansons qui ne laissent personne indifférent.", écrit en 1987, Jean-Daniel Belfond, directeur des éditions de l’Archipel.

Sensible à son talent prometteur, Barbara le contacte la veille de ses 20 ans, lui fredonnant ses propres chansons au téléphone. Pendant dix années, la diva veillera sur sa route d’artiste et lui prodiguera de précieux conseils, tant personnels que professionnels, qui le marqueront à vie.
"N’oubliez pas Alain, on chante comme on fait l’amour ! Et éclatez-vous sur scène !"

Au début des années 1990, Alain fait la rencontre déterminante du talentueux pianiste et claviériste, Dominique Sablier, qui deviendra son complément artistique. Avec lui, mélangeant poésie, musique et théâtre, il investit avec succès les scènes du Tourtour, du théâtre des Déchargeurs, de la Colombière… Un premier déclic se produit.

« Alain Wodrascka… tout habillé de noir… chante son univers avec des mots qui frappent, d’une voix qui vous déchire… » Le Parisien, 1994.

« Derrière ce sourire enfantin qui plane souvent sur son visage, se cache un musicien bouillonnant de passions… » Le Figaro, 1994.

« Il sème des grains de folie (…). Il faudra compter avec Alain Wodrascka dorénavant… Fort de sa sincérité et de sa passion contagieuse, le chanteur obtient d'entrée une écoute attentive et surprise. Une heure plus tard, c'est le triomphe ! Textes originaux et écrits, musiques et arrangements contrastés où fougue, humour, mélancolie servent des thèmes qui bousculent. Mesures, démesure, rythmes : Alain Wodrascka détient tous les atouts pour séduire les organisateurs de concerts et de festivals, et pour devenir une valeur sûre de la chanson. » Chorus, 1998.

« Alain Wodrascka, un auteur-compositeur plein d'idées originales, à l'écriture grave ou drôle et au style un peu fou. » Le Républicain, 1998.

Dans le même temps, il poursuit des études de lettres modernes à Paris XIII, soldées par le mémoire de maîtrise, « Expression des mythes chez Claude Nougaro », qui lui vaut la mention très bien et, surtout, l’amitié profonde et fidèle du chanteur toulousain. Cette relation privilégiée, qui durera dix ans, lui apprendra beaucoup.
« Quand Alain écrit, il réalise son autoportrait, et le produit de l’échange de reflets d’un poète qui lit un autre poète est excellent ! » Claude Nougaro, Télé Toulouse, décembre 2002.

Animé par le sentiment urgent de vivre de son art, Alain décide bientôt de mettre entre parenthèses sa carrière de chanteur et de se plonger dans l’écriture d’ouvrages sur les artistes qui peuplent sa mythologie personnelle (Barbara, Nougaro, Laforêt, Ferré, Renaud, Souchon/Voulzy, Gainsbourg, Sanson, Brel, Bashung, Bardot, Berger…). Cette fertile immersion littéraire lui permet de se faire un nom, de collaborer avec des éditeurs, tels que l’Archipel ou le Cherche-Midi, et de jouir du statut de biographe spécialiste de la chanson française. Fort médiatisé, il est régulièrement invité à la télévision pour participer à des documentaires sur son sujet de prédilection.

 
 

Programmation